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"Anarchie aujourd'hui, c'est l'attaque, c'est la guerre à toute autorité, à tout pouvoir à tout Etat. Dans la société future l'anarchie sera la défense, l'empêchement apporté au rétablissement de toute autorité, de tout pouvoir de tout Etat."

Carlo Cafiero.

"Dans la société future, le communisme sera la jouissance de toute la richesse existante, par tous les hommes et selon le principe : De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins, c’est-à-dire : De chacun et à chacun suivant sa volonté."

Carlo Cafiero.

Carlo Cafiero

La biographie de Cafiero

Les anarchistes italiens se sont organisés nationalement en 1919 en fondant l'Union Anarchiste Italienne et en 1920, ils et elles fondaient un journal quotidien, Umanità Nuova. Bien évidement, le journal et l'organisation furent interdit par le fascisme. Cependant, dès 1945, une organisation, la Fédération Anarchiste Italienne, était reconstituée et un journal hebdomadaire, Umanità Nuova, relancé. Tous deux existent encore aujourd'hui. (Source : Domenico Tarizzo, L'Anarchie, Histoire des mouvements libertaires dans le monde, Seghers, 1978)

Chronologie de l'anarchisme et des mouvements et activités utopiques et libertaires italiens. (format word)

Carlo Cafiero est un anarcho-communiste italien majeur...

Portrait de Carlo Cafiero

Et partisan de Michel Bakounine pendant la seconde moitié du XIXe siècle. À l'origine membre de l'Association internationale des travailleurs, à cause de son amitié avec Karl Marx et Friedrich Engels, il a été par la suite emprisonné pour ses idées. Il a rompu avec le marxisme, en partie pour suivre l'idéologie anarchiste de Bakounine, très populaire en Italie.

Au cours du congrès anti-autoritaire de Saint-Imier du 15 septembre 1872, il fut l'un des trois présidents du bureau aux côtés de Lefrançais et Marselau.

Né le 1er septembre 1846 à Barletta, province des Pouilles en Italie, Carlo Cafiero est issu d'une famille de la riche bourgeoisie. Il effectue des études de droit puis voyage en France, en Russie et en Angleterre où il se lie avec Engels. Celui-ci lui fait découvrir le socialisme et le charge, en juin 1871, de consolider les sections de l'Internationale en Italie. A Florence et à Naples, il prend contact avec des groupes de militants dont Malatesta et collabore au journal «La Campana» («La Cloche»). Du 4 au 6 août 1872, à Rimini, il préside la conférence des sections italiennes de l'Internationale qui prend la décision de rompre avec le communisme autoritaire et le conseil général de Londres (qui voulait supprimer l'autonomie des sections). Le 2 septembre 1872, le congrès de La Haye (les sections italiennes n'y assistent pas) marque la rupture définitive entre autoritaires (marxistes) et anti-autoritaires (partisans de Bakounine). Carlo Cafiero, présent en tant qu'observateur, dénoncera l'exclusion de Bakounine et de James Guillaume. Il participe ensuite les 15 et 16 septembre 1872 au congrès international antiautoritaire de Saint-Imier, qui signe l'acte de naissance du mouvement anarchiste. Très lié à Bakounine, il prend en charge son hébergement à Locarno.

Portrait de Carlo Cafiero

En 1877, il participe au mouvement insurrectionnel de la «bande du Matese» qui «déclare le communisme libertaire» dans plusieurs villages de la province de Bénévent. Il est arrêté avec ses compagnons, quelques jours plus tard, et passe quinze mois en prison pendant lesquels il traduit «Le Capital» de Marx. Le procès se déroule en août 1878 et se solde par un acquittement général. A partir de 1883, sa santé mentale se détériore et il sombre peu à peu dans la folie. Après plusieurs internements, il meurt le 17 juillet 1892 à l'asile de Nocera Inferiore (Italie).

Cafiero était marié a une militante révolutionnaire russe, Olimpiada Evgrafovna Kutuzova.

Cafiero décrivait le caractère communiste de l'anarchisme :

"affirmer que le communisme est une chose possible c'est pas tout ; nous pouvons affirmer qu'il est nécessaire. Affirmer que nous pouvons être communistes n'est pas suffisant, il faut que nous soyons communistes, même si on risque de faillir le but de la révolution (...) outre fois on s'appelait "collectivistes" pour nous distinguer des individualistes et des communistes autoritaires, et en nous appelant "collectivistes" nous pensions d'exprimer de cette façon notre idée que tout doit être mis en commune, sans faire différence entre le instruments et les matériaux de travail et les produits du travail collectif (...) On ne peut pas être anarchistes sans être communistes (...) Nous devons être communistes, car c'est dans le communisme que nous réaliserons la vraie égalité. Nous devons être communistes car le peuple, qui ne saisit pas les sophismes, il comprends parfaitement le communisme. (...) Nous devons être communistes, car nous sommes anarchistes, parce que l'anarchie et le communisme sont les deux termes nécessaires de la révolution"

Le texte intégral de "Anarchie et Communisme" est proposé sur le menu de gauche

Sources: L'Ephéméride Anarchiste


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